L’impatience est le premier ennemi du romancier débutant. En effet, les auteurs novices, emportés par l’excitation de leur idée initiale, cherchent souvent à terminer leur manuscrit en quelques semaines. Pourtant, écrire un roman demande du temps. Il faut du temps pour la réflexion, imaginer les personnages, pour construire une bonne intrigue et, surtout, pour la réécriture.
En voulant écrire trop vite, on finit souvent par avoir des incohérences dans nos textes, des intrigues mal développées ou des personnages peu crédibles. Ainsi, il faut garder en tête que l’écriture est un processus long. Prendre du recul, relire, corriger et parfois réécrire des passages entiers font partie intégrante du travail d’auteur.
2. Ne pas écrire quand l’inspiration manque
Attendre que l’inspiration parfaite vienne est une autre erreur fréquente. Si vous décidez de n’écrire que lorsque vous vous sentez pleinement inspiré, votre roman risque de ne jamais aboutir. En effet, l’inspiration ne précède pas toujours l’écriture, elle vient en écrivant.
Pour éviter les blocages, fixez-vous donc de petits objectifs, ne serait-ce que d’écrire quelques mots, même pendant les jours où vous ne semblez rien avoir à dire. Cela vous permet de maintenir une dynamique. Sachez que certains jours seront plus difficiles que d’autres. Mais la clé de la créativité réside dans la régularité. Écrivez malgré le doute ou la fatigue pour surmonter les blocages et avancer concrètement dans votre projet.
3. Suivre aveuglément les conseils d’un auteur aguerri
Les conseils d’auteurs expérimentés, d’éditeurs ou de formateurs peuvent être précieux. Cependant, les appliquer sans discernement peut nuire à votre singularité. Sachez que chaque écrivain possède sa propre méthode, son rythme et sa sensibilité.
Ce qui fonctionne pour un auteur ne fonctionnera pas forcément pour un autre. Par conséquent, il faut écouter, apprendre, mais aussi tester et adapter les conseils à votre propre style. Écrire son premier roman, c’est aussi découvrir sa voix et construire sa propre manière de travailler. Pour mieux vous orienter, il est recommandé de faire appel à un professionnel en accompagnement littéraire.
4. Adopter un style alambiqué
On veut souvent impressionner nos lecteurs. Pour cela, certains auteurs débutants choisissent un style complexe, riche en métaphores et en phrases longues. Pourtant, un style trop compliqué peut nuire à la clarté du récit et fatiguer le lecteur.
La simplicité du texte n’implique pas forcément une pauvreté de vos écrits. Un style fluide, précis et cohérent sert mieux l’histoire qu’une accumulation d’effets stylistiques. L’objectif est de raconter une histoire captivante, et non pas de démontrer sa parfaite maîtrise de la langue de Molière. La clarté doit toujours primer sur la complexité.
5. Ne pas solliciter les retours constructifs d’un professionnel
Enfin, beaucoup d’auteurs hésitent à faire lire leur manuscrit avant publication. Cela est souvent motivé par la peur des critiques. Toutefois, cette crainte ne doit pas vous empêcher de progresser. Les retours d’un professionnel expérimenté en accompagnement littéraire sont souvent déterminants.
D’ailleurs, un regard extérieur permet d’identifier les incohérences, les longueurs ou les problèmes de structure que l’auteur ne perçoit plus. Ces retours, lorsqu’ils sont constructifs, constituent une étape essentielle pour améliorer votre texte et gagner en maturité d’écriture.